La mobilisation dans le supérieur s'accroît.

Les enseignants et les facs sur le pied de grève, des étudiants enrôlés, des Assemblées Générales dans les univesités à n'en plus finir, certains cours donnés dans les rues, le social est en pleine émulation concernant la révision du décret de 1984. Mais la crise va plus loin. Trois éléments, en particulier, sont en cause :


- la réforme du statut des enseignants chercheurs : accentuer le pouvoir du président d'université, une mesure décriée comme une transformation de son rôle en chef d'entreprise ; répartir les profs entre temps de recherche et enseignement, du ressort presque total du président de l'université, officiellement basée sur l'évaluation de la "qualité de la recherche".


- la masterisation de la formation des enseignants : nécessité d'un bac+5 au lieu du bac+3 ; des concours simplifiés, risquant de réduire la qualité de la formation de professeur ; suppression de l'année de stage rémunéré.

 

- les réductions de postes dans l'Education nationale.

Aussi, la constestation va bon train : entre 17 000 et 5000 personnes ont défilé mardi 10 janvier à Paris, entre 40 000 et 80 000 en France selon les chiffres de Libération aujourd'hui, et notamment à Lyon, réputée pour son conservatisme, qui a réuni dans les rues 5000 personnes selon les forces de l'ordre.

 

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