Julien Coupat relâché

La justice, menée cette fois-ci par Thierry Fragnoli, n’aura eu besoin que de plus de six mois pour relâcher l’impétueux Julien Coupat, soupçonné d’avoir saboté des lignes TGV. Sous contrôle judiciaire, le jeune homme devra seulement débourser 16 000 euros. Mais Julien, il faut savoir faire des concessions !

Rappelons les faits. Tarnac, novembre 2008. Julien Coupat,  et huit autres personnes sont arrêtés pour sabotage, soupçonnés de terrorisme. Les inculpés sont libérés au compte goutte, Yldune Lévy, la copine de Julien, la dernière. Bien vite, l’affaire Tarnac se transforme en le procès Coupat, celui qui ne se base sur rien d’autre que la suspicion des juges des libertés et le juge d’instruction Fragnoli. Mais c’est sans compter l’appui de l’opinion publique qui a déjà pris position.

 En l’occurrence, la libération de Julien Coupat marque le fonctionnement ironique d’une justice par trop édulcorée. Elle rappelle la série Colonna et ne fait qu’enfoncer un peu plus l’application douteuse d’une législation qui parle pour elle-même. Et perd à nouveau, du même coup, une part de sa légitimité.

 Mais rassurons-nous, tout finit bien, n’est-ce pas ? Et si Julien se voit imposé certaines restrictions, ce n’est pas dans les bras d’Yldune qu’il cherchera du réconfort. Il lui est interdit de voir ses complices. On irait presque prier pour une petite dérogation sentimentale !

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