C'est dit !

Les petites ou grandes phrases qui marquent l'actualité.

Vers une autonomie des Antilles françaises ?

"Je pense qu'un accroissement de l'autonomie et de la capacité d'initiative des collectivités d'outre-mer n'est pas nécessairement incompatible avec un renforcement du rôle de l'Etat localement. De nouveaux équilibres sont à trouver."

Nicolas Sarkozy, lors de son voyage en Guadeloupe et en Martinique, à propos d'un éventuel référendum local sur l'autonomie des deux départements d'outre-mer. Le chef de l'État a également rappelé que l'indépendance n'était pas à l'ordre du jour.

Michèle Alliot-Marie, le "contraire" de Rachida Dati

"Michèle Alliot-Marie (...) est exactement l'inverse de Rachida Dati, c'est-à-dire qu'elle est méthodique, expérimentée, assez ennuyeuse, discrète... enfin, le contraire donc."

Alain Duhamel, chronique "Le fait politique" du 24 juin 2009 sur RTL, à propos du remplacement de Rachida Dati par Michèle Alliot-Marie au Ministère de la Justice.

Nicolas Sarkozy "tord les institutions à son profit"

"[Nicolas Sarkozy] a fixé son intervention à Versailles à 15 heures. Or, pour que cette intervention soit possible, il faut que le matin, les parlementaires avalisent le nouveau règlement du Congrès, et le transmettent pour validation au Conseil constitutionnel. La chronologie parle d'elle même : Nicolas Sarkozy tient pour acquis que ces différentes étapes seront accomplies dans le temps qu'il a lui même imparti, c'est à dire entre 10h30 et 14h30. (...) Cette façon de faire est déplorable sur le long terme. Les institutions sont le gage et la garantie d'un exercice démocratique du pouvoir."

Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à l'université de Montpellier-I, membre de l'Institut universitaire de France, à propos du Congrès à Versailles, lundi 22 juin 2009.

Propos recueillis par Nathalie Raulin, Libération, 8744, lundi 22 juin 2009.

Berlusconi dénonce des "foutaises et des ordures"

"Tout cela ce sont des foutaises, des ordures. Je le dis en anglais à l'adresse des étrangers: rubbish and trash."

Silvio Berlusconi, Président du Conseil italien, hier à Bruxelles, refusant de répondre aux journalistes le questionnant au sujet des accusations portées contre lui dans plusieurs affaires de moeurs.

Les ministres et la burqa

"Je suis pour l'interdiction. (...) Je crois que si on veut réellement aider à lutter efficacement contre les fondamentalistes, la burqa ce n'est que l'expression visible et physique des fondamentalistes et des intégristes dans notre pays".

Fadela Amara, Secrétaire d'Etat à la Ville, sur France-Info, à propos de la proposition de 58 députés toutes tendances confondues visant à créer une commission d'enquête sur le port de la burqa ou du niqab sur le territoire français.

Eric Besson, Ministre de l'Immigration et de l'Indentité nationale, avait pour sa part estimé jeudi dernier sur la même antenne que "la règle en France, c'est de dire que dans les rues, chacun est libre", et qu'il paraissait "risqué" de "toucher à cet équilibre", tout en affirmant malgré tout que "sur le fond, c'est un symbole qui pour beaucoup de Républicains et d'Occidentaux est inacceptable dans la mesure où il fige une forme d'infériorité du statut de la femme".

Manuel Valls crée la polémique

C'est le dérapage qui a provoqué un véritable tollé. Le 7 juin dernier, alors qu'il visite une brocante de la ville d'Évry, dont il est le maire (PS), Manuel Valls, ayant apparament oublié qu'il disposait d'un micro-cravate, lâche une phrase qui a déclenché l'ire du milieu associatif mais aussi de certains élus scoialistes.

"Belle image, belle image de la ville d'Évry... Tu me mets quelques Blancs, quelques white, quelques blancos."

Ci-dessous, la réplique de Manuel Valls, suivi de sa justification sur le plateau de l'émission Politiquement parlant sur Direct 8.

Si la vidéo ne fonctionne pas, cliquez ici.

Le "moulin" irakien

"L'Irak était une forteresse contre le terrorisme, avec Saddam Hussein, al-Qaida ne pouvait pas y entrer. Maintenant, grâce à l'intervention américaine, on entre en Irak comme dans un moulin."

Mouammar Kadhafi, dirigeant libyen.

Echanges d'amabilités

"Je ne me sens pas mal, je trouve ça ignoble de ta part, parce que tu sais exactement ce qui se passe quand on est président de groupe (...) Et ce genre de jeu, devant les citoyens, eh bien mon pote, je te dis, jamais tu seras président de la République, parce que t'es trop minable."

Ce sont les mots lancés hier soir lors de l'émission À vous de juger par Daniel Cohn-Bendit à François Bayrou lui demandant "Pourquoi vous sentez-vous mal ?", après avoir affirmé que l'eurodéputé sortant téléphonait "souvent" à Nicolas Sarkozy et avait déjeuné "trois fois à l'Élysée".

Réponse de François Bayrou : "Je trouve ignoble, moi, d'avoir poussé et justifié des actes à l'égard des enfants que je ne peux pas accepter", en référence à une polémique autour d'un ouvrage de 1975 de Daniel Cohn-Bendit sur la sexualité des enfant, accusant à demi-mots le leader écologiste de tendances pédophiles.

Trop heureux qu'une telle aubaine se présente, PS, UMP et Nouveau Centre ont unanimement condamné un "dérapage" du leader centriste.

Le message de Barack Obama aux musulmans

"Je suis venu chercher, ici au Caire, un nouveau départ entre les Etats-Unis et les musulmans à travers le monde, un nouveau départ fondé sur l'intérêt mutuel et le respect mutuel. Un départ fondé sur cette vérité que l'Amérique et l'islam partagent des principes communs de progrès, de tolérance et de dignité humaine".

Barck Obama, lors de son voyage officiel au Caire. Le Président des États-Unis, qui a salué son auditoire en arabe, y a également exprimé son souhait que cesse le "cycle de la méfiance" entre son pays et les pays musulmans.

Il y a 20 ans, la répression de Tian'anmen

"Des centaines de milliers de manifestants étaient descendus dans la rue pendant des semaines à Pékin et dans l'ensemble du pays, tout d'abord pour honorer la mémoire du dirigeant réformiste disparu Hu Yaobang, puis pour exiger les droits fondamentaux qui leur étaient refusés. (...) Une Chine qui a fait d'énormes progrès économiquement et qui est en train de trouver sa juste place au premier plan sur la scène internationale devrait examiner ouvertement les pages sombres de son passé et publier le décompte de ceux qui ont été tués, arrêtés ou ont disparu".

Hillary Clinton, secrétaire d'État américaine, à la veille des 20 ans de la répression des manifestations de la place Tian'anmen le 4 juin 1989.

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